Publiée le 6 juin 2019

Actualité

Doc du mois : La Rotonde de La Rochelle

Photographie des locomotives 65 000 Diesel devant la Rotonde de La Rochelle, prise dans les années 1960.

© Collections privées

A l’origine, le dépôt de La Rochelle, situé à proximité de la gare ne comprend qu’une remise avec quelques fosses. En 1912, un projet de construction d’un nouveau dépôt dans le marais de Périgny est étudié.  Après la guerre, le choix se porte sur des terrains situés le long de la ligne de Poitiers au lieu-dit « Bongraine ».

Le 1er avril 1923 une rotonde de 40 fosses couvertes desservie par un pont tournant actionné électriquement est construite.

Les machines doivent accéder à la remise par rebroussement avec voie d’entrée et de sortie indépendantes. Une voie circulaire de 130 mètres de rayon permet le tournage des machines. Les installations comprennent un parc à combustibles, un atelier de levage, des bureaux, des magasins, des dortoirs et logements pour le personnel. Un système d’épuration est installé pour traiter les lavages à chaud des locomotives et automotrices.

Le dépôt accueille notamment des Atlantic 221-101 à 110, des 230-001 à 055. Puis apparaissent au début des années 30 des Pacific 011 à 060.

Après la Seconde Guerre mondiale, Bongraine se reconvertit en un important site diesel avec la 060DB, puis les X 3800 (les fameux "Picasso") ou encore les X 2800 destinés au trafic Poitiers-La Rochelle et les célèbres CC 65000.

Entre 1963 et 1979, le dépôt rénove des locomotives 122 "Continent" de la ligne Paris-Strasbourg et des 241 P 16 de la SNCF pour le Musée Français du Chemin de Fer. Le dépôt ferme définitivement ses portes en 1979. En 1998, la Rotonde est réhabilitée en  supermarché.

Cette photographie est à découvrir dans l’exposition Quai des archives, une histoire des chemins de fer en Charente-Maritime du 3 juin au 31 octobre 2019